Mois : juillet 2026

La petite Classe

La petite Classe

Laetitia Carton

L’Histoire

La genèse

Il y a quelques années, j’ai croisé la Communication NonViolente, la « CNV » pour les intimes. Et elle a changé ma vie. Elle a changé ma manière d’appréhender mes relations, mon rapport à l’autre et à mes émotions.
J’ai tout de suite pris la mesure de la puissance de cette approche extraordinaire, pour transformer les relations entre les humains, et donc le monde. J’en ai fait une priorité dans ma vie. Je me forme depuis quelques années. J’ai compris qu’au-delà d’une méthode c’est avant tout un processus, une manière d’être au monde. Et que le chemin sera long avant de l’incarner pleinement.

Cela fait quelques années que je cherche à  faire un film autour de la CNV pour partager ce processus avec le plus grand nombre. Mais que filmer ? Des stages ? Des formations ? Des gens qui en parlent ?

Et l’année dernière j’ai rencontré Katia, une enseignante en maternelle, dans une classe de l’Education Nationale, près d’Angoulême dont l’école est en QPV (Quartier Politique de la Ville). Elle s’est formée à la CNV au sein de Déclic-CNV & éducation et compte parmi les personnes ressources de l’association.

Ça a été une évidence. 
Katia incarne le processus, tout simplement, au quotidien avec les enfants, les parents, les familles, les collègues. C’est concret. Visible. 
Et pour moi, ça vaut tous les beaux discours.

Capture decran 2023 09 26 a 21.12.30

L’idée, c’est donc de faire un film pour le cinéma. Pour une sortie en salle en 2025.
Un film qui raconterait la vie d’une classe pendant une année scolaire, en maternelle, en Toute Petite Section.

Un film qui permettrait de voir concrètement comment de jeunes enfants peuvent grandir sereinement et à leur rythme, grâce à un environnement soutenu par la Communication NonViolente. Et comment par « porosité » cela peut aider les parents à cheminer vers une éducation dans laquelle ils vont pouvoir entendre les besoins de leur enfant.
Un film qui prendrait le temps, de la première rencontre en juin 2023, pour les enfants et leurs familles, pour découvrir leur nouvel environnement, jusqu’en juin 2024, avant les vacances au moment où l’on doit se séparer pour grandir encore et passer chez les plus grands.
Cette année est un passage.
Celui vers l’autonomie, la vie en dehors de la famille, avec ses pairs.
Celui de l’acquisition du langage, chacun à son rythme.
Quatre saisons pour grandir.
En passant par toutes les étapes de cette grande première aventure : La rentrée de septembre, le grand jour, la séparation qui peut être difficile, douloureuse, puis la routine qui va s’installer lentement, la séparation qui sera de plus en plus facile pour les enfants comme pour les familles. Je reviendrai une à deux fois par mois, pour quelques jours, pour pouvoir filmer les étapes de l’évolution des enfants et toutes celles de cette année scolaire : les anniversaires, le carnaval au printemps, la classe dehors à la découverte du jardin, les sorties à la médiathèque, ou pour aller voir un spectacle, la Semaine de la maternelle avec les parents, les temps de travail de Katia quand les enfants sont partis, et puis la remise des « diplômes » de TPS.

Capture decran 2023 09 26 a 21.24.06

Le film sera construit chronologiquement afin de souligner les progrès et les évolutions des enfants.
Je m’attacherai à suivre particulièrement des histoires singulières :
Filmer le soutien apporté par Katia à Alyzée et sa famille, afin qu’elle puisse vivre sereinement l’accueil de ses émotions. Arrivera-t-elle à faire connaître son mécontentement autrement qu’en poussant ou frappant un enfant lorsqu’elle rencontre une difficulté à l’autre ? 
Observer Mya, qui se met à pleurer dés qu’un enfant l’ennuie. Parviendra-t-elle à ne plus subir, en victime, mais à se positionner ? Et avec fermeté ? 
Filmer Marwan, qui régulièrement est affecté par les limites que les adultes et les autres enfants peuvent poser. Apprendra-t-il à accueillir avec moins d’émotion une remarque qui ne va pas dans son sens ?
Suivre Thyam, pour qui les premiers matins lors de la séparation d’avec ses mamans était trés douloureux. Filmer son évolution, celle de ses mamans, et ses petits pas vers l’autonomie. Parviendront-t-ils à ne plus vivre de manière tragique ces séparations au cours des semaines ? 
Filmer le soutien de Katia envers Eva, afin qu’elle puisse exprimer émotionnellement ce qu’elle vit lors de la séparation avec sa maman ?
Observer Bloo écouter les demandes des autres, très souvent faire le contraire, et n’écouter que son désir. Parviendra-t-elle à entendre les NON et les limites des autres ?
Filmer, à chacun de mes retours, le long apprentissage de Mathis, pour être de plus en plus autonome et demander de l’aide. Arrivera-t-il à mettre ses chaussures et son manteau tout seul ? 
Et Katia et Isabelle parviendront-elles à garder l’énergie nécessaire dont elles ont besoin, pour faire vivre la classe, tout en soutenant les parents sur l’année dans leur rôle parental ?

Beaucoup d’enjeux, qui, tout au long du film, permettront de s’attacher à tous ces passionnants « personnages », pour créer une tension narrative et ainsi raconter de belles histoires.

Capture decran 2023 09 24 a 20.40.08
  • Eymoutiers

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Téléchargement

Coté technique

La fabrication

Il y a quelques années, j’ai croisé la Communication NonViolente, la « CNV » pour les intimes. Et elle a changé ma vie. Elle a changé ma manière d’appréhender mes relations, mon rapport à l’autre et à mes émotions.
J’ai tout de suite pris la mesure de la puissance de cette approche extraordinaire, pour transformer les relations entre les humains, et donc le monde. J’en ai fait une priorité dans ma vie. Je me forme depuis quelques années. J’ai compris qu’au-delà d’une méthode c’est avant tout un processus, une manière d’être au monde. Et que le chemin sera long avant de l’incarner pleinement.

Cela fait quelques années que je cherche à  faire un film autour de la CNV pour partager ce processus avec le plus grand nombre. Mais que filmer ? Des stages ? Des formations ? Des gens qui en parlent ?

Et l’année dernière j’ai rencontré Katia, une enseignante en maternelle, dans une classe de l’Education Nationale, près d’Angoulême dont l’école est en QPV (Quartier Politique de la Ville). Elle s’est formée à la CNV au sein de Déclic-CNV & éducation et compte parmi les personnes ressources de l’association.

Ça a été une évidence. 
Katia incarne le processus, tout simplement, au quotidien avec les enfants, les parents, les familles, les collègues. C’est concret. Visible. 
Et pour moi, ça vaut tous les beaux discours.

Capture decran 2023 09 26 a 21.12.30

L’idée, c’est donc de faire un film pour le cinéma. Pour une sortie en salle en 2025.
Un film qui raconterait la vie d’une classe pendant une année scolaire, en maternelle, en Toute Petite Section.

Un film qui permettrait de voir concrètement comment de jeunes enfants peuvent grandir sereinement et à leur rythme, grâce à un environnement soutenu par la Communication NonViolente. Et comment par « porosité » cela peut aider les parents à cheminer vers une éducation dans laquelle ils vont pouvoir entendre les besoins de leur enfant.
Un film qui prendrait le temps, de la première rencontre en juin 2023, pour les enfants et leurs familles, pour découvrir leur nouvel environnement, jusqu’en juin 2024, avant les vacances au moment où l’on doit se séparer pour grandir encore et passer chez les plus grands.
Cette année est un passage.
Celui vers l’autonomie, la vie en dehors de la famille, avec ses pairs.
Celui de l’acquisition du langage, chacun à son rythme.
Quatre saisons pour grandir.
En passant par toutes les étapes de cette grande première aventure : La rentrée de septembre, le grand jour, la séparation qui peut être difficile, douloureuse, puis la routine qui va s’installer lentement, la séparation qui sera de plus en plus facile pour les enfants comme pour les familles. Je reviendrai une à deux fois par mois, pour quelques jours, pour pouvoir filmer les étapes de l’évolution des enfants et toutes celles de cette année scolaire : les anniversaires, le carnaval au printemps, la classe dehors à la découverte du jardin, les sorties à la médiathèque, ou pour aller voir un spectacle, la Semaine de la maternelle avec les parents, les temps de travail de Katia quand les enfants sont partis, et puis la remise des « diplômes » de TPS.

Capture decran 2023 09 26 a 21.24.06

Le film sera construit chronologiquement afin de souligner les progrès et les évolutions des enfants.
Je m’attacherai à suivre particulièrement des histoires singulières :
Filmer le soutien apporté par Katia à Alyzée et sa famille, afin qu’elle puisse vivre sereinement l’accueil de ses émotions. Arrivera-t-elle à faire connaître son mécontentement autrement qu’en poussant ou frappant un enfant lorsqu’elle rencontre une difficulté à l’autre ? 
Observer Mya, qui se met à pleurer dés qu’un enfant l’ennuie. Parviendra-t-elle à ne plus subir, en victime, mais à se positionner ? Et avec fermeté ? 
Filmer Marwan, qui régulièrement est affecté par les limites que les adultes et les autres enfants peuvent poser. Apprendra-t-il à accueillir avec moins d’émotion une remarque qui ne va pas dans son sens ?
Suivre Thyam, pour qui les premiers matins lors de la séparation d’avec ses mamans était trés douloureux. Filmer son évolution, celle de ses mamans, et ses petits pas vers l’autonomie. Parviendront-t-ils à ne plus vivre de manière tragique ces séparations au cours des semaines ? 
Filmer le soutien de Katia envers Eva, afin qu’elle puisse exprimer émotionnellement ce qu’elle vit lors de la séparation avec sa maman ?
Observer Bloo écouter les demandes des autres, très souvent faire le contraire, et n’écouter que son désir. Parviendra-t-elle à entendre les NON et les limites des autres ?
Filmer, à chacun de mes retours, le long apprentissage de Mathis, pour être de plus en plus autonome et demander de l’aide. Arrivera-t-il à mettre ses chaussures et son manteau tout seul ? 
Et Katia et Isabelle parviendront-elles à garder l’énergie nécessaire dont elles ont besoin, pour faire vivre la classe, tout en soutenant les parents sur l’année dans leur rôle parental ?

Beaucoup d’enjeux, qui, tout au long du film, permettront de s’attacher à tous ces passionnants « personnages », pour créer une tension narrative et ainsi raconter de belles histoires.

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Le temps qui reste

Le temps qui reste

Il y a quinze ans, mon amie Lucie Rivers-Moore est venue me voir : « J’aimerais faire un film sur mon histoire. Tu m’aiderais ? » Puis elle n’en a plus jamais reparlé.
Mais entre-temps, j’avais rencontré sa mère, Pascale Ben. Et je n’ai plus réussi à lâcher cette histoire.


À la fin des années 60, à tout juste vingt ans, Pascale rejoint le Roy Hart Theatre. Avec une quarantaine d’artistes, elle quitte Londres pour s’installer dans un château en ruines des Cévennes, Malérargues. Ensemble, ils veulent inventer une autre manière de vivre, de créer et d’être au monde. Au cœur de cette aventure : une exploration radicale de la voix, de ses possibilités infinies, comme chemin de création, de liberté et de transformation.

Qu’est-ce qui pousse une génération à tout quitter pour une utopie ? Que reste-t-il, cinquante ans plus tard, de cette aventure collective ? Que transmet-on à ses enfants de ces rêves immenses, de leurs promesses, mais aussi de leurs failles ?

Depuis de nombreuses années, je filme cette histoire. Aujourd’hui, Le Temps qui reste entre dans sa dernière ligne droite, et j’aurai besoin de vous pour l’emmener jusqu’au bout. Suivez ce lien pour suivre l’aventure .